8 secondes de chute libre

Kilomètres parcourus: 113


Il y a des matins où l’on se réveille en ayant fait un mauvais rêve d’une chute libre interminable. Et puis il y a des matins comme aujourd’hui, où l’on décide de sauter de 134 mètres pour une chute libre de 8.5 secondes.

Maël a donc décidé de poser son cerveau de côté et de sauter à l’élastique sur la plateforme de Nevis, le plus haut saut de Nouvelle-Zélande, à 40 minutes de Queenstown. Pas totalement rassurée, Eva bénéficie d’un billet accompagnant et sera présente sur la plateforme au moment du saut.

Le saut à l’élastique (Bungy Jump) a été inventé ici-même, par A. J. Hackett. C’est une institution ici, et donc une activité assez commune pour les toursites de passage à Queenstown.

Le rendez-vous est donné à 10 heures en centre-ville. Après une pesée qui donne à Maël l’impression d’être un boxeur à l’aube d’un grand combat (enfin à la retraite et à la dérive sur le plan alimentaire), nous attendons quelques minutes dans la salle d’attente. Le stress se lit assez facilement sur les visages. Nous prenons la route à bord d’un bus doré et atteignons la plateforme de départ.

Après un briefing de sécurité et l’enfilage des harnais, Maël est fin prêt à sauter. La plateforme principale de saut est suspendue au milieu de deux montagnes. Pour y accéder, il faut emprunter une petite nacelle. En attendant la nacelle, nous avons l’occasion de voir quelques sauts, une chute immense dont nous voyons à peine la fin, de quoi faire monter la pression…


Nous voilà sur la plateforme principale. Maël est rapidement appelé pour être arnaché.

A peine le temps de réfléchir, il faut déjà s’avancer les pieds attachés, à petits pas, vers le bout de la plateforme. Un dernier coucou à la caméra, et 5, 4, 3, 2, 1, Bungyyyyyyyyyyyyyy.


La chute est absolument vertigineuse (Tout va bien maman). Difficile de décrire ce que l’on ressent lorsque l’on fonce pendant 8 secondes vers le fond d’un ravin à près de 190 km/h, sans aucune resistance de l’élastique. Lorsque l’élastique se tend, tout le sang se dirige vers la tête, les yeux deviennent rouges, et ainsi commence une série de 3 rebonds de plusieurs dizaines de mètres. Sur la vidéo, Maël ressemble à un corps inerte qui pend au bout d’un cable.

Une forme de soulagement apparait lorsque l’on commence à remonter vers la plateforme, mais aussi l’envie immense de re-sauter tout de suite.


Maël reprend ses esprits tandis qu’Eva lui annonce qu’elle a appuyé à côté du bouton de la caméra pour enregistrer le saut depuis la plateforme (un classique d’Eva). Nous enlevons les équipements de sécurité, récupérons le t-shirt souvenir offert et rentrons en bus dans le centre-ville.

Après une séance de sport, nous nous sommes rendus au lac Hayes à quelques kilomètres de Queenstown, pour en faire le tour. Le lac est très beau, relativement agité car le vent se lève. Nous y croisons de nombreux lapins, biches, chèvres, canards… La balade de 8 kilomètres est appréciée des courreurs, cyclistes et marcheurs.

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